#PrêtÀ
parler ouvertement.

Shannelle Blanchet,
La Cité

“Lorsque j’étudiais en services de soutien personnel au collège La Cité, j’ai reçu un diagnostic de troubles d’apprentissage et d’une affection médicale chronique qui cause souvent des douleurs aiguës.”

Révéler son handicap aux autres peut être difficile. Ce dilemme, je l’ai vécu personnellement. Lorsque j’étudiais en services de soutien personnel au collège La Cité, j’ai reçu un diagnostic de troubles d’apprentissage et d’une affection médicale chronique qui cause souvent des douleurs aiguës.

J’ai alors compris que, si je voulais poursuivre mes études, je devais communiquer certains renseignements à propos de ce que je vivais aux enseignants et aux autres étudiants. C’était difficile à faire, parce que je craignais leur réaction. J’ai donc révélé une petite partie de mes handicaps. Je n’aurais pas dû m’inquiéter. Leur réaction amicale et conciliante m’a donné le courage de parler plus ouvertement de moi.

Forte de la nouvelle confiance en moi que leur acceptation m’avait insufflée, j’ai non seulement terminé mes études, mais j’ai également obtenu mon diplôme avec distinction. Mes réussites scolaires comprenaient un passage réussi au service des urgences de l’hôpital Montfort, un poste que j’ai obtenu par l’entremise du programme d’alternance travail-études du collège La Cité.

Pourquoi le service des urgences? J’adore apprendre en travaillant et j’ai donc demandé un poste qui me plongerait dans le feu de l’action. De plus, mon expérience dans le cadre du programme d’alternance a confirmé à quel point il était important pour moi et pour les autres étudiants en situation de handicap de faire part de nos besoins aux enseignants et aux employeurs. Nous gagnons à parler ouvertement. Les gens sont prêts à nous offrir leur soutien si nous leur communiquons notre situation et, en conséquence, ce qu’ils doivent faire pour nous. En retour, les gens se montrent parfaitement compréhensifs.

Cette prise de conscience a été pour moi une révélation et une inspiration. Le fait de m’affirmer m’a permis de mieux accepter mes handicaps et de mieux m’accepter moi-même. Je travaille comme préposée au soutien personnel dans une clinique de physiothérapie où j’ai conservé mon habitude de parler honnêtement et librement. Je prévois également de retourner à l’école à temps partiel pour des études en neuroélectronique diagnostique.

Il y a quelques années, je n’aurais jamais pensé être en mesure d’accomplir tout cela. J’ai obtenu un diplôme avec distinction, j’ai entrepris une carrière et je m’y suis investie avec ambition, parce que j’ai été capable de parler de mes handicaps et de mes besoins avec les autres étudiants, les professeurs et les employeurs. Si je suis prête à parler ouvertement, alors n’importe quel étudiant, travailleur dans les programmes d’alternance travail-études et employé en situation de handicap peut faire de même.